La Maison du canal

7,40 

Dans le flot de voyageurs qui coulait par saccades vers la sortie, elle était la seule à ne pas se presser. Son sac de voyage à la main, la tête dressée sous le voile de deuil, elle attendit son tour de tendre son billet à l’employé, puis elle fit quelques pas.
Quand elle avait pris le train, à Bruxelles, il était six heures du matin et l’obscurité était lourde de pluie glacée. Le compartiment de troisième classe était mouillé lui aussi, plancher mouillé sous les pieds boueux, cloisons mouillées par une buée visqueuse, vitres mouillées, dedans et dehors. Des gens aux vêtements mouillés sommeillaient.
À  huit heures, juste à l’arrivée à Hasselt, on éteignit les lampes du convoi et celles de la gare. Dans les salles d’attente, les parapluies perdaient des rigoles d’eau fluide qui sentait la soie détrempée. Autour des poêles, des gens se séchaient et ils étaient presque en noir, comme Edmée. Etait-ce un hasard ? Le remarquait-elle parce qu’elle était en grand deuil ?

Livraison gratuite sur les commandes de plus de 50 € !

  • Coche Satisfaction garantie
  • Coche Remboursements sans tracas
  • Coche Paiements sécurisés
Catégorie :

Informations complémentaires

Parution

1933

Auteur

Georges Simenon

Genre

Roman dur

Editeur

Arthème Fayard

Avis

Il n’y a pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “La Maison du canal”

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *