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Une nuit de mars, à Paris, deux bateliers tirent de la Seine un clochard grièvement blessé. Il s’agit de François Keller, un ancien médecin. Depuis plus de vingt ans, il a rompu tout lien avec son épouse et un milieu bourgeois qu’il ne supportait pas. Mais qui a pu vouloir sa mort ? C’est en bavardant avec les autres clochards que Maigret va reconstituer l’existence marginale de Keller, tout en s’intéressant à une Peugeot 403 rouge et à Van Houtte, un des sauveteurs de la victime, marié et père d’un jeune enfant.
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Un entrepreneur du quartier des Abesses menace de tuer sa femme et son amant, qui depuis deux ans s’est installé dans le foyer familial…
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Au lieu de grogner en cherchant l’appareil à tâtons dans l’obscurité comme il en avait l’habitude quand le téléphone sonnait au milieu de la nuit, Maigret poussa un soupir de soulagement.
Déjà il ne se souvenait plus nettement du rêve auquel il était arraché, mais il savait que c’était un rêve désagréable : il tentait d’expliquer à quelqu’un d’important, dont il ne voyait pas le visage et qui était très mécontent de lui, que ce n’était pas sa faute, qu’il fallait montrer de la patience à son égard, quelques jours de patience seulement, parce qu’il avait perdu l’habitude et qu’il se sentait mou, mal dans sa peau. Qu’on lui fasse confiance et ce ne serait pas long. Surtout, qu’on ne le regarde pas d’un air réprobateur ou ironique…
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Il y eut un vacarme pas loin de sa tête et Maigret se mit à remuer, maussade, comme effrayé, un de ses bras battant l’air en dehors des draps. Il avait conscience d’être dans son lit, conscience aussi de la présence de sa femme qui, mieux éveillée que lui, attendait dans l’obscurité sans rien oser dire.
Sur quoi il se trompait – pendant quelques secondes tout au moins – c’était sur la nature de ce bruit insistant, agressif, impérieux. Et c’était toujours en hiver, par temps très froid, qu’il se trompait de la sorte.
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C’était un de ces mois de mai exceptionnels comme on n’en connaît que deux ou trois dans sa vie et qui ont la luminosité, le goût, l’odeur des souvenirs d’enfance. Maigret disait un mois de mai de cantique, car cela lui rappelait à la fois sa première communion et son premier printemps de Paris, quand tout était pour lui nouveau et merveilleux.
Dans la rue, dans l’autobus, dans son bureau, il lui arrivait de tomber en arrêt, frappé par un son lointain, par une bouffée d’air tiède, par la tache claire d’un corsage qui le reportaient à vingt ou trente ans en arrière.
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Tout semblait accuser Meurant du meurtre de Léontine, sa tante, et de la petite fille qu’elle avait prise en pension. Pourtant, l’accusé ressortit acquitté des assises. C’est que le commissaire Maigret, prié de rendre compte de son enquête, n’a pas manqué de faire valoir tous les éléments qui le troublaient dans cette affaire. Et l’on apprend en outre que Ginette, l’épouse de Meurant, avait un amant… C’est à partir de là que Maigret va suivre une nouvelle piste, qui sera la bonne. Non sans éprouver quelque malaise face à un appareil judiciaire dont la rigueur l’empêche parfois de percevoir la complexité des êtres et du réel…
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L’affaire, au départ, semblait banale. Adrien Josset avait connu une belle réussite sociale. Il avait une jeune maîtresse. Il n’en fallait pas plus pour faire de lui, après l’assassinat de son épouse, le suspect numéro un… D’autres éléments, surgissant au fil de l’enquête, allaient non seulement accroître les soupçons, mais en outre le rendre odieux à l’opinion publique. Et aux jurés.
Des années plus tard, Maigret raconte à son ami, le Dr Pardon, cet épisode qui continue à le troubler. Jamais il n’y a eu de preuves, ni d’aveux. Et jamais il n’est parvenu à se convaincre de la culpabilité de Josset…
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Un homme avait été tué par balles en pleine poitrine, quai de la Gare, à Ivry. Lachaume, de la biscuiterie Lachaume, maison fondée en 1871. Maigret était attendu chez le juge d’instruction. Il se comparait à un boxeur qui va en moins d’une heure, peut-être en quelques minutes, jouer sa réputation, sa carrière, provoquer les huées ou les acclamations.
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Qui dit la vérité ? Le nommé Marton, personnage inquiet et fragile, convaincu que sa femme veut l’empoisonner à petit feu ? Ou la froide Gisèle Marton, qui affirme avec un léger mépris que son mari est neurasthénique ? L’un et l’autre en tout cas sont assez étranges pour éveiller la curiosité et le flair de Maigret. Lequel découvrira sans trop de peine l’amant de Gisèle Marton, et les tendres sentiments qui unissent Xavier Marton à sa belle-soeur. Pas de quoi déranger un commissaire. Quand il y aura bel et bien un mort, ce sera différent.
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Les affaires les plus empoisonnantes sont celles qui ont l’air si banales au début qu’on ne leur attache pas d’importance. C’est un peu comme ces maladies qui commencent d’une façon sourde, par de vagues malaises. Quand on les prend enfin au sérieux, il est souvent trop tard.
C’était Maigret qui avait dit ça, jadis, à l’inspecteur Janvier, un soir qu’ils s’en revenaient tous les deux par le Pont-Neuf au Quai des Orfèvres.
Mais, cette nuit, Maigret ne commentait pas les événements qui se déroulaient, car il dormait profondément, dans son appartement du boulevard Richard-Lenoir à côté de Mme Maigret.
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Le petit vieux à barbichette sortait à nouveau de l’ombre de l’entrepôt, à reculons, regardait à gauche et à droite, avec un geste des deux mains comme pour attirer vers lui le lourd camion dont il dirigeait la manœuvre. Ses mains disaient :
– Un peu à droite… Là… Tout droit… Doucement…A gauche… maintenant… Braquez…
Et le camion, en marche arrière aussi, traversait maladroitement le trottoir, s’engageait dans la rue où le petit vieux, maintenant, faisait signe aux voitures de s’arrêter un instant.
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C’est à peine si Joseph, le garçon de bureau, fit, en grattant la porte, le bruit léger d’une souris qui trottine. Il entrouvrit l’huis sans un craquement, surgit si silencieusement dans le bureau de Maigret qu’avec son crâne chauve auréolé de cheveux blancs presque immatériels, il aurait pu jouer les fantômes. Le commissaire, penché sur des dossiers, la mâchoire serrée sur le tuyau de sa pipe, ne leva pas la tête et Joseph resta immobile.
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En six mois, cinq femmes seules ont été assassinées à Montmartre. Un défi pour Maigret : une conversation avec un psychiatre lui fait découvrir qu’il lui faut dabord comprendre le mécanisme mental de l’assassin.
En annonçant larrestation dun faux coupable, il espère pousser le vrai à se manifester de nouveau. Le dispositif policier exceptionnel mis en place à cette occasion va se révéler efficace.
Encore faut-il comprendre les motifs du criminel. Et lorsqu’un nouveau meurtre intervient après son arrestation, deviner qui cherche ainsi à l’innocenter…
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L’un après l’autre, les morceaux d’un cadavre, découverts par des mariniers, sortent des eaux du canal Saint-Martin, au-dessus de l’écluse des Récollets. Seule la tête demeure introuvable. C’est dans un bistro voisin, sur le quai de Valmy, que Maigret va entreprendre de humer les mystères du quartier. Le patron du café, Omer Callas, est absent : au dire de sa femme Aline, il s’approvisionne en vins dans la région de Poitiers. Le policier a tôt fait de repérer les amants – l’un régulier, l’autre occasionnel – de cette femme évasive et sèche, adonnée à la boisson. Peu à peu l’étau se resserre autour d’elle
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Léonard Lachaume, directeur d’une biscuiterie vétuste, est retrouvé assassiné sur son lit, d’une balle en plein cœur. La famille veut faire croire à une affaire de cambriolage qui aurait mal tourné, mais Maigret n’y croit guère. Son enquête s’avère difficile devant le mutisme de l’entourage de Léonard, d’autant plus que le commissaire se retrouve flanqué d’un jeune juge d’instruction plutôt encombrant. Maigret apprend tout de même que la biscuiterie est au bord de la faillite, et que c’est l’argent de Solange Lauchaume, la belle-sœur de Léonard, qui tient l’entreprise à flots…
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Le commissaire Maigret est ici confronté à une sombre affaire politique – un monde qu’il n’a jamais aimé. Un sanatorium pour enfants s’est écroulé par suite d’un glissement de terrain, causant des dizaines de morts. Peu de temps après le drame, la rumeur court qu’un rapport technique avait nettement mis en garde les pouvoirs publics contre le danger. Ce rapport a été remis à Auguste Point, nouveau ministre des Travaux publics, mais le document lui a été volé la nuit suivante. Ses adversaires politiques l’accusent déjà de l’avoir fait disparaître afin de protéger les responsables du désastre. Il fait officieusement appel à Maigret pour retrouver le rapport. Parlementaires corrompus, presse de chantage, cynisme des puissants… Le commissaire explore de sinistres coulisses.