Maigret

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  • Maigret et la jeune morte

    Maigret et la jeune morte

    7,40 

    Maigret bâilla, poussa les papiers vers le bout du bureau. – Signez ça, les enfants, et vous pourrez aller vous coucher. Les « enfants » étaient probablement les trois gaillards les plus durs à cuire qui fussent passés par la P. J. depuis un an. L’un d’eux, celui qu’on appelait Dédé, avait l’aspect d’un gorille, et le plus fluet, qui avait un œil au beurre noir, aurait pu gagner sa vie comme lutteur forain. Janvier leur passait les papiers, une plume, et, maintenant qu’ils venaient enfin de lâcher le morceau, ils ne se donnaient plus la peine de discuter, ne lisaient même pas le procès-verbal de leur interrogatoire, et signaient d’un air dégoûté.
    L’horloge de marbre marquait trois heures et quelques minutes et la plupart des bureaux du Quai des Orfèvres étaient plongés dans l’obscurité. Depuis longtemps, on n’entendait plus d’autre bruit qu’un lointain klaxon ou les freins d’un taxi qui dérapait sur le pavé mouillé.

  • Maigret à l'école

    Maigret à l’école

    7,40 

    Il y a des images qu’on enregistre inconsciemment, avec la minutie d’un appareil photographique, et il arrive que, plus tard, quand on les retrouve dans sa mémoire, on se creuse la tête pour savoir où on les a vues.
    Maigret ne se rendait plus compte, après tant d’années, qu’en arrivant, toujours un peu essoufflé, au sommet de l’escalier dur et poussiéreux de la P. J. il marquait un léger temps d’arrêt et que, machinalement, son regard allait vers la cage vitrée qui servait de salle d’attente et que certains appelaient l’aquarium, d’autres le Purgatoire. Peut-être en faisaient-ils tous autant et était-ce devenu une sorte de tic professionnel ?
    Même quand, comme ce matin-là, un soleil clair et léger, qui avait la gaieté du muguet, brillait sur Paris et faisait briller les pots roses des cheminées sur les toits, une lampe restait allumée toute la journée dans le Purgatoire, qui n’avait pas de fenêtre et ne recevait le jour que de l’immense corridor.

  • Maigret se trompe

    Maigret se trompe

    6,90 

    Qui a tué Louise Filon, alias Lulu, ancienne prostituée du quartier de La Chapelle, alors qu’elle était enceinte ? Et qui payait son appartement cossu, dans le quartier des Ternes ? En cherchant la réponse à ces questions, Maigret va découvrir deux hommes dans la vie de la victime : Pierrot, le musicien de musette, et le professeur Etienne Gouin, une sommité du monde médical. Il va aussi plonger dans deux Paris on ne peut plus dissemblables : celui des pauvres et des mauvais garçons, celui – feutré, silencieux, orgueilleux aussi – d’une bourgeoisie opulente…
    Reste à découvrir le coupable. Et son mobile. Et pour cela, à affronter la personnalité imposante du médecin, que Maigret semble redouter…

  • Maigret a peur

    Maigret a peur

    6,90 

    Tout à coup, entre deux petites gares dont il n’aurait pu dire le nom et dont il ne vit presque rien dans l’obscurité, sinon des lignes de pluie devant une grosse lampe et des silhouettes humaines qui poussaient des chariots, Maigret se demanda ce qu’il faisait là. Peut-être s’était-il assoupi un moment dans le compartiment surchauffé ? Il ne devait pas avoir perdu entièrement conscience car il savait qu’il était dans un train ; il en entendait le bruit monotone ; il aurait juré qu’il avait continué à voir, de loin en loin, dans l’étendue obscure des champs, les fenêtres éclairées d’une ferme isolée. Tout cela, et l’odeur de suie qui se mélangeait à celle de ses vêtements mouillés, restait réel, et aussi un murmure régulier de voix dans un compartiment voisin, mais cela perdait en quelque sorte de son actualité, cela ne se situait plus très bien dans l’espace, ni surtout dans le temps.

  • Maigret et l'homme au banc

    Maigret et l’homme du banc

    6,90 

    Comment Louis Thouret, marié, habitant Juvisy et magasinier de son état, a-t-il pu finir tué d’un coup de couteau dans une impasse proche du boulevard Saint-Martin ?
    C’est en se posant cette question que Maigret va découvrir une existence étrange, la double vie d’un homme très ordinaire. Depuis longtemps, Thouret était pour sa femme un inconnu. Depuis longtemps, il n’était plus magasinier. Depuis longtemps, il mentait, mû par une crainte dérisoire et plus forte que tout.
    A quelle déchéance progressive ce mensonge initial a pu conduire le défunt, c’est ce que Maigret comprendra peu à peu, en explorant une de ces vies à la fois ordinaires et mystérieuses qu’excelle à camper Georges Simenon.

  • Le revolver de Maigret

    Le revolver de Maigret

    6,90 

    Maigret démasque ici un couple de maîtres-chanteurs, formé par un nommé Lagrange et son ancienne maîtresse, Jeanne Debul. L’affaire tourne mal lorsque Lagrange assassine un député, qui manifestement refusait de payer et risquait de dénoncer les agissements du couple.
    Dans le même temps, le fils de Lagrange, qui a vainement attendu Maigret, sans doute pour lui révéler l’affaire, s’est emparé de son revolver et a disparu.
    Maigret le retrouve à Londres, où il avait l’intention de tuer Jeanne Debul. Quant à Lagrange, il semble avoir perdu la raison et l’on ne saura pas à la suite de quel enchaînement de circonstances il a tué l’homme politique.
    En laissant ainsi dans le flou certains détails de l’affaire, le romancier cherche à faire porter l’intérêt sur les personnages, notamment le médiocre Lagrange, manipulé par sa maîtresse, et le fils de celui-ci, pour lequel Maigret conçoit une affection quasi paternelle.

  • Texte indicatif

    Maigret, Lognon et les gangsters

    6,90 

    – Entendu… Entendu… Oui, monsieur… Mais oui… Mais oui… Je vous promets de faire tout mon possible. C’est cela… Je vous salue… Comment ? Je dis : je vous salue… Il n’y a pas d’offense… Bonjour, monsieur… Pour la dixième fois, sans doute, il ne les comptait plus, Maigret raccrocha le téléphone, ralluma sa pipe avec un regard de reproche à la pluie longue et froide qui tombait derrière les vitres et, saisissant sa plume, se pencha sur le rapport commencé depuis une heure et qui n’avait pas encore une demi-page.

  • Maigret et la grande perche

    Maigret et la grande perche

    7,40 

    Ernestine Jussiaume, que Maigret a dû arrêter il y a dix-sept ans alors qu’elle était une prostituée connue sous le surnom de la Grande Perche, vient faire part au commissaire de ses inquiétudes au sujet de son mari. Ce dernier, Alfred le Triste, est un cambrioleur malchanceux spécialisé dans les coffres-forts. Deux jours plus tôt, il s’est introduit chez le dentiste Guillaume Serre pour le cambrioler, lorsqu’il a aperçu dans le bureau le cadavre ensanglanté d’une femme.
    Adapté pour la télévision en 1974, dans une réalisation de Claude Barma, avec Jean Richard (Commissaire Maigret), Madeleine Renaud (Mme Serre), et en 1991 par Claude Goretta avec Bruno Cremer (Commissaire Maigret), Michael Lonsdale (M. Serre), Renée Faure (Mme Serre), Anne Bellec (Mme Maigret).

  • Maigret en meublé

    Maigret en meublé

    7,40 

    Qui a tiré sur l’inspecteur Janvier, tandis qu’il surveillait l’immeuble de la rue Lhomond où habitait le nommé Paulus, recherché pour vol ? Afin de le savoir, Maigret recourt une fois de plus à sa bonne vieille méthode : s’immerger dans la vie quotidienne, observer, deviner, prendre son temps. Le voici installé au coeur d’un vieux Paris tranquille et quasi provincial, dans l’immeuble où règne Mlle Clément, la propriétaire, affable, optimiste et espiègle. Au reste, tous les habitants sont sympathiques, même les suspects. Ce n’est tout de même pas Mme Boursicault, l’infirme du deuxième étage, qui a pu tirer sur un policier ? La vérité va d’elle-même venir au-devant de Maigret. Et nous découvrirons une fois encore comment les vies en apparence les plus tranquilles peuvent receler bien des secrets…

  • Maigret au Picratt's

    Maigret au Picratt’s

    7,40 
    Personne, à la PJ, n’a pris au sérieux l’avertissement d’Arlette, une strip-teaseuse de Pigalle, ivre de surcroît : un nommé Oscar se dispose à assassiner une comtesse – dont le nom demeure inconnu. Pas pour longtemps… On la retrouve morte étranglée… et Arlette a subi le même sort. Installé au Picratt’s, l’établissement montmartrois où travaillait la jeune femme, Maigret n’a plus qu’à observer et à questionner, dans ce milieu interlope où se côtoient filles faciles et mauvais garçons. Dans l’espoir de reconstituer la personnalité et les liens qui unissent trois personnages dont deux sont morts, et le troisième – le mystérieux Oscar – introuvable… Et nous découvrirons, de la Côte d’Azur à paris, l’inéluctable déchéance d’une femme fortunée, qui a peu à peu basculé dans un univers sordide.
  • Un noël de Maigret

    Un Noël de Maigret

    7,90 

    C’était chaque fois la même chose. Il avait dû soupirer en se couchant :
    – Demain, je fais la grasse matinée.
    Et Mme Maigret l’avait pris au mot, comme si les années ne lui avaient rien enseigné, comme si elle ne savait pas qu’il ne fallait attacher aucune importance aux phrases qu’il lançait de la sorte. Elle aurait pu dormir tard, elle aussi. Elle n’avait aucune raison pour se lever de bonne heure.

  • Les mémoires de Maigret

    les mémoires de Maigret

    6,90 

     » Vers 1928, le commissaire Maigret voit arriver au Quai des Orfèvres un jeune journaliste très sûr de lui, et même passablement arrogant, qui s’appelle Georges Sim. Et qui n’hésite pas à publier un peu plus tard, à grand renfort de publicité, un roman le mettant en scène, lui Maigret, sous son vrai nom !
    Bien des années plus tard, devenu l’ami de Simenon, Maigret prend la plume à son tour, désireux de rectifier l’image que le romancier a donnée de lui et de son métier. Quitte à convenir, de plus ou moins bon gré, que la vérité romanesque n’est peut-être pas infidèle à la vérité tout court… Savoureux et ironique dialogue entre un personnage et son auteur, ces Mémoires de Maigret forment aussi un étonnant tableau du Paris louche de l’entre-deux-guerres, avec ses hôtels garnis, ses truands, ses prostituées, ses pickpockets, ses immigrés légaux ou clandestins.
     » C’est une partie qui se joue, une partie qui n’a pas de fin. Une fois qu’on l’a commencée, il est bien difficile, sinon impossible, de la quitter  » Qui parle, le romancier ou le commissaire ? Allez savoir ! « 

  • maigret et les petits cochons sans queue

    Maigret et les petits cochons sans queue

    6,90 

    Pour le coup de téléphone de sept heures, il n’y avait pas de doute : Marcel l’avait bien donné de son journal. Germaine venait à peine d’arriver au restaurant Franco-Italien, boulevard de Clichy, où ils avaient l’habitude de dîner et où ils se retrouvaient automatiquement quand ils ne s’étaient pas donné rendez-vous ailleurs. Ils y avaient leur table réservée, près de la fenêtre. Cela faisait partie de leur home.
    Elle avait eu juste le temps de s’asseoir et de constater qu’il était sept heures moins trois minutes quand Lisette, la petite du vestiaire, qui la regardait d’un air si curieusement ému depuis qu’elle était mariée et qui avait tant de plaisir à l’appeler madame, s’était approchée.
    Madame Blanc… c’est Monsieur qui vous demande au téléphone…
    Elle ne disait pas M. Blanc. Elle disait monsieur, et elle prenait un air si complice que c’était un peu comme si ce monsieur eût été leur monsieur à elles deux.

  • L'amie de madame Maigret

    L’amie de madame Maigret

    7,40 

    Un billet anonyme, une perquisition, des dents humaines retrouvées dans un calorifère… Maigret n’hésite pas à incarcérer Steuvels, un relieur belge établi rue de Turenne. Mais qui a été tué ? Et pourquoi ? La presse s’empare de l’affaire. Liotard, le jeune avocat de Steuvels, soigne sa publicité. Et l’enquête piétine.
    Cependant, Madame Maigret, en se rendant chez son dentiste, square d’Anvers, a lié connaissance avec une jeune femme italienne, accompagnée d’un enfant de deux ans. Le jour où celle-ci lui confie l’enfant durant deux heures, sans explication, elle s’ouvre à son mari. Or cette Gloria était au service d’une riche comtesse récemment assassinée à l’hôtel Claridge…
    Et c’est finalement Madame Maigret qui va mettre son mari sur la piste. Une piste tortueuse qui, du Claridge au square d’Anvers, et du square d’Anvers à la rue de Turenne, le mènera à la vérité.

  • Maigret et la vieille dame

    Maigret et la vieille dame

    6,90 

    Qui pouvait vouloir tuer la vieille Valentine Besson, dont la servante, Rose, est morte d’avoir bu un verre d’eau destiné à sa patronne, et contenant des somnifères ? Maigret, appelé à faire la lumière sur ce meurtre, soupçonne un moment Arlette, la fille de Valentine, qui semble avoir une vie privée assez trouble avec son mari, Théo. Mais la cupidité ne peut être le mobile : la vieille dame ne possède plus que des copies de bijoux, répliques de la fabuleuse collection jadis constituée par son mari.
    Sur ces entrefaites, Valentine abat d’un coup de revolver un « rôdeur » qui n’est autre que le frère de Rose. Pour Maigret, qui vient de découvrir une émeraude authentique, les pièces du puzzle commencent à s’assembler…
    Dans une atmosphère de vacances balnéaires, ce sont de bien sombres mystères qui vont peu à peu être dévoilés par le sagace enquêteur.

  • Maigret chez le coroner

    Maigret chez le coroner

    7,40 

    Comment est morte la jeune Bessy, dont le corps a été retrouvé, mutilé, sur une voie de chemin de fer proche de Tucson dans l’Arizona ? Cette fois-ci, Maigret ne mène pas l’enquête.

    En mission d’étude auprès de ses collègues du FBI, il n’est que le témoin, souvent surpris, quelquefois réprobateur, des mé-thodes américaines en matière d’investigation criminelle.
    Cinq suspects – de jeunes soldats de la base militaire voisine, avec lesquels la jeune fille a passé sa dernière soirée – vont témoigner devant le coroner, en présence d’un public nombreux et passionné. La vérité éclatera-t-elle avant que Maigret ne parte pour Los Angeles, prochaine étape de son voyage ?
    Observateur attentif de son époque, Georges Simenon brosse ici un tableau captivant et toujours actuel des moeurs judiciaires américaines.