Romans durs

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  • Le petit homme d'Archanglesk

    le Petit Homme d’Arkhangelsk

    7,40 

    Lorsqu’on demande à Jonas Milk, le petit bouquiniste et philatéliste du Vieux-Marché, où est passée sa jeune et jolie femme Gina, il répond évasivement qu’elle est allée à Bourges. Mais à mesure que les jours passent, cette réponse apparaît de plus en plus insuffisante ; et bientôt les ragots, les soupçons, l’hostilité de toute la ville se concentrent autour du petit homme d’Arkhangelsk, Russe naturalisé français, mais finalement resté aux yeux de tous l’étranger… Jonas est innocent, pourtant. Mais il faut croire qu’il appartient à un monde où les innocents sont faits pour devenir des victimes… Le créateur de Maigret, disparu en 1989, nous conte ici à petites touches, en observateur attentif des mœurs provinciales et de la nature humaine, un drame de la solitude. Sans lyrisme ni pathétique, il nous fait partager sa compassion. On se dit en refermant le livre que l’on a dû aussi, sans le savoir, côtoyer des Jonas Milk.

  • En cas de malheur

    En cas de malheur

    7,40 

    Les femmes, Lucien Gobillot les connaît : à quarante-cinq ans , et bien que marié, cet avocat à la carrière brillante, due à un mariage ambitieux et à quelques complaisances, multiplie les aventures sans lendemain. Tout change lorsque Yvette accusée d’agression contre un vieil horloger, fait irruption dans son cabinet, prête à le payer de ses charmes. L’avocat parvient à la faire acquitter. Commence alors une histoire amoureuse qui va l’entraîner plus loin qu’il n’eût voulu aller, dans une aventure où surgiront la menace, puis le crime… D’un côté, le confort moral et l’hypocrisie d’un homme « arrivé » ; de l’autre, un monde louche, sordide mais fascinant.

  • Les complices

    Les complices

    7,40 

    Seule Edmonde, sa secrétaire, connaît le terrible secret qui ronge l’industriel Joseph Lambert. Elle était dans la voiture. Elles sait pourquoi Lambert, distrait, a laissé le véhicule rouler au milieu de la chaussée. Et quel drame atroce a résulté d’un moment d’égarement sensuel…

    Elle ne dira rien. Quant à Joseph, c’est en vain qu’il cherchera le réconfort auprès de Nicole, sa femme, avec qui il n’a jamais eu de contact réel, ou de la facile Léa, sa maîtresse occasionnelle. Pas plus qu’à son frère, qui dirige avec lui l’entreprise familiale, il ne peut leur dire la vérité.

  • La boule noire

    La boule noire

    6,20 

    Le petit moteur de la tondeuse à gazon communiquait sa trépidation au bras de Higgins et, par son bras, à son corps entier, de sorte qu’il n’avait plus l’impression de vivre au rythme de son propre coeur mais à celui de la machine. Rien que dans la rue, il y en avait trois, plus ou moins pareilles, qui fonctionnaient en même temps, avec le même bruit rageur, parfois des ratés, et, quand l’une d’entre elles s’arrêtait, on en entendait d’autres plus loin dans le quartier.

  • Le grand Bob

    Le grand Bob

    6,20 

    Pourquoi Robert, dit le Grand Bob, a-t-il choisi de disparaître en se noyant au cours d’une partie de pêche? Ami de Bob et de sa femme Lulu, le docteur Coindreau cherche dans le passé de cet homme au tempérament plutôt boute-en-train des éléments qui puissent élucider ce mystère.

    Issu d’une famille honorable, Bob a jadis abandonné ses études de droit pour vivre avec la légère et gentille Lulu, chapelière à Paris. Leur vie a été modeste mais heureuse. Alors?

    Alors, Coindreau finira par comprendre le destin de deux êtres qui s’aimaient, et qui n’ont pas voulu être indignes l’un de l’autre…

  • L'horloger d'Everton

    L’horloger d’Everton

    7,40 

    La fugue, la délinquance, le meurtre : en quelques jours, pour une amourette avec une fille de son âge, Ben Galloway, à seize ans, a commis l’irréparable. C’est dans la prison d’Indianapolis que son père, Dave, modeste horloger d’un village de l’État de New York, le retrouve. Mais le garçon se mure dans un silence hostile que n’entameront ni le procès, ni la condamnation à la prison perpétuelle. Comment, pourquoi cet enfant qu’il a élevé seul sa mère les a quittés quand il avait six mois – a-t-il pu devenir à ce point un étranger ? Qu’adviendra-t-il de l’enfant qui va naître de la brève union de Ben et de Lillian ?

  • Crime impuni

    Crime impuni

    6,20 

    Des cris d’enfants éclatèrent dans la cour de l’école d’en face et Élie sut qu’il était dix heures moins le quart. Certaines fois, il lui arrivait d’attendre avec une impatience qui frisait le malaise ce déchirement brutal de l’air par les voix de deux cents gamins jaillissant des classes pour la récréation. On aurait juré que, chaque matin, quelques instants avant ce feu d’artifice sonore, le silence régnait plus profondément sur le quartier comme si celui-ci tout entier était dans l’attente.

  • Feux rouges

    Feux rouges

    6,90 

    Il appelait ça entrer dans le tunnel, une expression à lui, pour son usage personnel, qu’il n’employait avec personne, à plus forte raison pas avec sa femme. Il savait exactement ce que cela voulait dire, en quoi consistait d’être dans le tunnel, mais, chose curieuse, quand il y était, il se refusait à le reconnaître, sauf par intermittence, pendant quelques secondes, et toujours trop tard. Quant à déterminer le moment précis où il y entrait, il avait essayé, souvent, après coup, sans y parvenir.
    Aujourd’hui, par exemple, il avait commencé le week-end du Labor Day dans des dispositions d’esprit excellentes. C’était arrivé, d’autres fois. C’était arrivé aussi que le week-end n’en finît pas moins assez mal. Mais il n’y avait aucune raison pour que ce soit inévitable.

  • L'escalier de fer

    L’escalier de fer

    6,20 

    La première note fut écrite au crayon, sur une feuille de bloc-notes de la grandeur d’une carte postale. Il ne crut pas devoir mettre la date complète. « Mardi. Crise à 2 h 50. Durée 35 minutes. Colique. Mangé purée de pommes de terre au déjeuner.

    Il fit suivre le mot déjeuner du signe moins, qu’il entoura d’un cercle, et, dans son esprit, cela voulait dire que sa femme n’avait pas pris de purée. Il y avait des années que, par crainte d’engraisser, elle évitait les féculents.

  • Antoine et Julie

    Antoine et Julie

    6,20 

    Le déclic, cette fois-ci, se produisit quand, sans raison particulière, sans y attacher autrement d’importance, il intercala le numéro de la montre magique entre les anneaux du fakir et le dé voyageur. II ne l’avait pas inscrit au programme, mais il avait l’habitude, même pour une soirée peu importante comme celle-ci, de préparer quelques tours de supplément, de façon à pouvoir effectuer des changements selon les réactions du public. Tout avait bien marché jusque-là. Il était déjà venu à Bourg-la-Reine pour une séance du même genre, onze ou douze ans auparavant – c’était avant Julie -, mais la salle des fêtes était différente ; il n’avait pas reconnu la rue non plus, ni le quartier qui, à l’époque, comportait moins d’immeubles de rapport.

  • Les frères Rico

    Les frères Rico

    6,20 

    Comme tous les autres jours, c’étaient les merles, les premiers, qui l’avaient réveillé. Il ne leur en voulait pas. Au début, cela le mettait en rage, surtout qu’il n’était pas encore habitué au climat et que la chaleur l’empêchait de s’endormir avant deux ou trois heures du matin.
    Ils commençaient juste au lever du soleil. Or, ici, en Floride, le soleil se levait presque d’un seul coup. Il n’y avait pas d’aube. Le ciel était tout de suite doré, l’air moite, vibrant du caquetage des oiseaux.

  • La mort de Belle

    La mort de Belle

    6,90 

    L’existence de Spencer Ashby, paisible professeur dans une bourgade de la région new-yorkaise, s’écroule un beau matin lorsqu’on découvre chez lui le cadavre de Belle, la fille d’une amie de sa femme, leur invitée pour quelque temps. Il est le principal suspect… Cet homme naïf, timide, quelque peu complexé, va connaître l’humiliation des interrogatoires policiers, l’ostracisme de ses collègues et l’hostilité de la petit ville. Lorsqu’il apprend qu’aucune charge n’est retenue contre lui, il se croit tiré d’affaires. C’est à ce moment-là pourtant que sa vie va basculer dans la tragédie. Comment un individu peut être profondément traumatisé, au point de devenir le meurtrier qu’on l’a accusé d’être

  • Marie qui louche

    Marie qui louche

    7,40 

    – Tu dors ? Sylvie ne répondit pas, n’eut pas un frémissement. Elle respira seulement un peu fort, pour donner le change, mais il n’y avait pas beaucoup d’espoir que la Marie s’y laissât prendre. – Je sais que tu ne dors pas. La voix de Marie était calme, monotone, vaguement plaintive, comme la voix de certaines femmes qui ont eu des malheurs. – Tu le fais exprès de ne pas dormir, continuait elle dans l’obscurité de la chambre.

  • Une vie comme neuve

    Une vie comme neuve

    6,20 

    Maurice Dudon, un étrange personnage qui mène une vie de cloporte, est renversé par une voiture. L’homme qui la conduisait l’installe à ses frais dans une clinique. Confié à Anne-Marie, une charmante infirmière qu’il épouse, il connaît un destin nouveau.

  • Le temps d'Anaïs

    Le temps d’Anaïs

    7,40 

    Il n’était qu’un homme au volant d’une auto, par un soir de pluie glacée, dans le grouillement lumineux de Paris d’abord, puis dans les rues de banlieue, sur la grand-route enfin, où d’autres voitures passaient entre deux gerbes d’eau, et il avait vu des poteaux indicateurs, sans les lire, avant de s’enfoncer dans cette forêt immense où les sapins formaient une voûte au-dessus de lui. Il était le centre exalté, douloureux du monde, et chaque goutte d’eau que balayait l’essuie-glace était un astre, la pluie oblongue que les phares semblaient engloutir était faite de millions d’étoiles, les autres phares, tout à l’heure, sur la grand-route, ces yeux glauques qui sortaient du néant et s’y précipitaient avec un grondement étaient, comme lui, des météores poursuivant leur course haletante dans l’infini.

  • Tante Jeanne

    Tante Jeanne

    6,20 

    À la gare de Poitiers, où elle avait changé de train, elle n’avait pu résister. Dix fois, traînant à bout de bras sa valise, que les gens accrochaient au passage, elle était passée devant la buvette. Le malaise, dans sa poitrine, était vraiment angoissant et, plus elle approchait du but, plus souvent cela la reprenait. C’était comme une grosse boule d’air – certainement aussi grosse qu’un de ses seins – qui montait vers sa gorge en comprimant les organes et cherchait une issue, cependant qu’elle attendait, anxieuse, immobile, le regard fixe, avec, à certain moment, la certitude qu’elle allait mourir.