Romans durs

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  • Les volets verts

    Les Volets verts

    7,40 

    C’était curieux : l’obscurité qui l’entourait n’était pas l’obscurité immobile, immatérielle, négative, à laquelle on est habitué. Elle lui rappelait plutôt l’obscurité presque palpable de certains de ses cauchemars d’enfant, une obscurité méchante qui, certaines nuits, l’attaquait par vagues ou essayait de l’étouffer.
    Vous pouvez vous détendre.
    Mais il ne pouvait pas encore remuer. Respirer seulement, ce qui était déjà un soulagement. Son dos était appuyé à une cloison lisse dont il n’aurait pu déterminer la matière et, contre sa poitrine nue, pesait l’écran dont la luminosité permettait de deviner le visage du docteur. Peut-être était-ce à cause de cette lueur que l’obscurité environnante semblait faite de nuages mous et enveloppants ?

  • L'enterrement de monsieur Bouvet

    L’enterrement de monsieur Bouvet

    7,40 

    Un tranquille petit-bourgeois, M. Bouvet, est mort sur les quais de la Seine, tandis qu’il feuilletait un livre à l’étalage d’un bouquiniste. Rien de suspect dans cette fin, mais, comme on ne lui connaît pas de famille, on publie tout de même sa photo dans la presse. Cette publication va provoquer une cascade de révélations successives, qui plongeront l’inspecteur Beaupère, chargé du dossier, dans une perplexité croissante. Comment s’appelait réellement M. Bouvet ? Et qui était-il ? Un aventurier américain, un truand parisien lié des décennies plus tôt aux milieux anarchistes ? Ou quelqu’un d’autre encore ?

  • Un nouveau dans la ville

    Un nouveau dans la ville

    6,20 

    En débarquant en auto-stop dans cette petite ville, Justin Ward sème le trouble dans la population. Mais de quoi Charlie, le cafetier, a-t-il peur, pourquoi cette haine entre deux hommes qui ne s’étaient jamais vus auparavant ?

  • Les 4 jours du pauvre homme

    Les Quatre Jours du pauvre homme

    7,40 

    Désemparé à la mort de sa femme, sans emploi et à bout de ressources, François Lecoin va céder à la tentation du chantage. Un chantage qu’il a l’occasion d’exercer contre son propre frère, le brillant avocat en quête d’une carrière politique. Ainsi s’ouvre pour lui une nouvelle vie, quitte à exercer le pire des métiers : celui qui fait commerce du scandale, de la calomnie et de la diffamation. Jusqu’au moment où ses manoeuvres se retourneront contre lui…

  • Les fantômes du chapelier

    Les fantômes du chapelier

    7,40 

    On était le 3 décembre et il pleuvait toujours. Le chiffre 3 se détachait, énorme, très noir, avec une sorte de gros ventre, sur le blanc cru du calendrier fixé à la droite de la caisse, contre la cloison en chêne sombre séparant le magasin de l’étalage. Il y avait exactement vingt jours, puisque cela avait eu lieu le 13 novembre encore un 3 obèse sur le calendrier , que la première vieille femme avait été assassinée, près de l’église Saint-Sauveur, à quelques pas du canal.

  • Le fond de la bouteille

    Le fond de la bouteille

    6,20 

    Il tenait son verre à la main et regardait vaguement le fond de whisky pâle qu’il contenait encore. On aurait dit – et c’était sans doute vrai – qu’il reculait le plaisir de boire la dernière gorgée.
    Quand il l’eut enfin avalée, il continua un bon moment à fixer le verre. Il hésitait à le poser sur le comptoir, à le pousser un tout petit peu, de deux ou trois centimètres.
    Bill, le barman, qui paraissait pourtant plongé dans une partie de dés avec des cow-boys, comprendrait le signal, car il était aux aguets : il était toujours aux aguets, surtout avec un client comme P. M.

  • Pédigrée

    Pedigree

    9,80 

    Pedigree n’a été écrit ni de la même façon, ni dans les mêmes circonstances, ni dans les mêmes intentions que mes autres romans, et c’est sans doute pourquoi il constitue une sorte d’îlot dans ma production », notait Georges Simenon dans la préface de son livre. Ce roman autobiographique dessine, sous les traits de Roger Mamelin, le visage d’enfant de l’écrivain, né au début du xxe siècle, dans le modeste quartier d’Outremeuse à Liège. « Plus près de la vérité poétique que de la vérité tout court

  • La neige était sale

    La neige était sale

    7,03 

    Sans un événement fortuit, le geste de Frank Friedmaier, cette nuit-là, n’aurait eu qu’une importance relative. Frank, évidemment, n’avait pas prévu que son voisin Gerhardt Holst passerait dans la rue. Or, le fait que Holst était passé et l’avait reconnu changeait tout. Mais cela aussi, et tout ce qui devait s’ensuivre, Frank l’accepta.

  • La jument perdue

    La jument perdue

    6,20 

    Pour Curly John, son associé Andy était devenu « l’innommable », depuis ce jour de 1909 où il avait tenté de l’assassiner afin de posséder à lui seul le ranch de la Jument-Perdue, et les riches gisements de son sol. Mais voilà que, trente-huit ans plus tard, une lettre à demi effacée, découverte dans une malle ayant appartenu à un géologue, ébranle ses certitudes en désignant un autre coupable par une initiale. Et l’homme vieillissant va vouloir faire toute la lumière sur cet épisode qui a bouleversé sa vie… Georges Simenon nous entraîne ici loin de son univers habituel, vers l’Amérique brutale des pionniers et des aventuriers.

  • Le destin des Malous

    Le Destin des Malou

    6,20 

    Le garçon, Gabriel, n’avait rien à faire. Sa serviette à la main, il se tenait debout, face à la rue, dont les vitres légèrement embuées du café encadraient un tronçon. Il était trois heures de l’après-midi et il faisait sombre, dedans comme dehors. Dedans, c’était une pénombre riche, de la richesse des boiseries patinées qui recouvraient les murs et le plafond, de la richesse du velours pourpre des banquettes, avec, dans l’eau profonde des glaces biseautées, les reflets de quelques ampoules électriques déjà allumées.

  • Lettre à mon juge

    Lettre à mon juge

    7,40 

    La cause est entendue : crime passionnel. Charles Alavoine, respectable médecin de La Roche-sur-Yon, assassin de Martine Englebert, sa maîtresse, est en prison. Mais au-delà du verdict, il reste la vérité humaine… Dans cette longue lettre au juge, peu après sa condamnation, Alavoine retrace les étapes du chemin qui l’a conduit au meurtre : l’autorité possessive d’une mère qui a décidé de ses études et de son mariage, puis d’une seconde femme, qui à son tour, supplantant la mère, va régenter sa vie. L’apparition de Martine, venue occuper un emploi de secrétaire après avoir mené à Paris une existence des plus libres, a d’abord été comme un grand souffle de liberté et de passion… Mais certaines rencontres ne sont-elles pas trop fortes pour un caractère timide et soumis ? La crainte, la jalousie, le confinement de la vie provinciale et du rôle social, l’explosion des pulsions trop longtemps contenues… Ces thèmes obsédants de l’univers romanesque propre à Georges Simenon trouvent ici une expression lucide, dépouillée, quasi désespérée.

  • Au bout du rouleau

    Au bout du rouleau

    5,60 

    Tu ne crois pas que tu bois un peu trop ? Était ce « trop » qu’elle avait dit ? Peut-être que non. Peut-être qu’elle s’était contentée de dire « beaucoup », parce que c’était une femme qui avait appris comment on parle aux hommes, à certains hommes en tout cas, et justement aux hommes dans le genre de Viau. Elle ne le disait pas sèchement, sur un ton de reproche, ou de mépris, comme les épouses qui ne savent pas s’y prendre. Elle ne le disait pas non plus avec des lèvres pâles qui frémissent, comme d’autres épouses ou maîtresses qui ont peur d’être battues.

  • Trois chambres à Manhattan

    Trois chambres à Manhattan

    6,90 

    Lorsqu’ils se rencontrent au milieu de la nuit dans un bar de Manhattan, Kay et Franck sont deux êtres à la dérive. Lui, acteur naguère célèbre, proche de la cinquantaine, tente d’oublier que sa femme l’a quitté pour un homme plus jeune. Elle, chassée de la chambre qu’elle partageait avec une amie, n’a plus même un endroit pour dormir… Mais si l’attirance entre eux est réciproque, peut-elle suffire à leur faire oublier les blessures de la vie ? Redoutant de la perdre, jaloux de son passé et des hommes qu’elle a connus, aussi peu sûr d’elle que de lui, Franck sera bien près de saccager cet amour qui est peut-être sa nouvelle chance… Georges Simenon nous guide au coeur de la grande ville, dans l’ombre de ces deux errants, avec la vérité et l’humanité qui lui ont attaché des millions de lecteurs et lui confèrent une des toutes premières places parmi les romanciers du xxe siècle.

  • Je me souviens

    Je me souviens…

    6,10 

    Mon cher garçon,
    D’autres événements ont dû se passer le 13 février 1903. Grèves ? Arrestations d’anarchistes ? Visite de souverains à Paris ? Tirage de tombola ? Il suffirait de feuilleter une collection de journaux de l’époque. Toujours est-il que l’événement le plus important pour moi comme pour toi a eu pour théâtre la rue Léopold, qui relie le pont des Arches à la place Saint-Lambert, à Liège.
    Exactement, cela s’est passé au deuxième étage de chez Cession, le chapelier.

  • Le passager clandestin

    Le passager clandestin

    6,90 

    L’Aramis vogue entre Panama et Papeete. Parmi les passagers, le major Owen, parti à la recherche de René, fils et héritier de son ami Joe Hill, magnat de l’industrie cinématographique, récemment décédé.
    Et voici qu’au cours du voyage, Owen découvre un passager clandestin, à qui il vient en aide. Il s’agit en réalité d’une jeune femme, Lotte. Elle aussi souhaite retrouver René, désormais riche, et dont elle a naguère été la maîtresse. Ils décident de faire équipe. Mais c’est compter sans un repris de justice, lui aussi à bord du bateau, qui a surpris leur secret.
    Loin de ses décors coutumiers, quartiers de Paris ou province française, le grand romancier fait surgir sur une toile de fond exotique des personnages ambigus, dont les motivations ne sont pas forcément des plus nobles. Inquiétants, fascinants, ils nous entraînent sur leurs traces, et nous nous demandons à chaque page ce qu’ils cherchent…

  • La fuite de monsieur monde

    La Fuite de Monsieur Monde

    7,40 

    À quarante-huit ans, secrètement déçu par son existence, Norbert Monde décide de tout quitter, sa femme Thérèse, ses enfants, son entreprise d’exportation. Délibérément il choisit une vie errante, marginale et pauvre, qui le conduit bientôt dans un médiocre hôtel marseillais. C’est là qu’il rencontre Julie, une jeune femme malheureuse qu’il empêchera de se suicider. De la façon la plus imprévue, Monsieur Monde va retrouver le chemin qui mène vers les autres, et vers son ancienne existence… Aucun roman n’est plus typique de l’univers de Georges Simenon, de sa fascination pour les existences en apparence les plus ternes, pour les décors en demi-teinte, pour les marges de la société. Aucun de ses personnages n’est aussi singulier et mystérieux que ce Monsieur Monde, personnage ordinaire qui découvrira au fond de lui les voies d’une seconde naissance et d’une « froide sérénité ».