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  • Pédigrée

    Pedigree

    9,80 

    Pedigree n’a été écrit ni de la même façon, ni dans les mêmes circonstances, ni dans les mêmes intentions que mes autres romans, et c’est sans doute pourquoi il constitue une sorte d’îlot dans ma production », notait Georges Simenon dans la préface de son livre. Ce roman autobiographique dessine, sous les traits de Roger Mamelin, le visage d’enfant de l’écrivain, né au début du xxe siècle, dans le modeste quartier d’Outremeuse à Liège. « Plus près de la vérité poétique que de la vérité tout court

  • La neige était sale

    La neige était sale

    7,03 

    Sans un événement fortuit, le geste de Frank Friedmaier, cette nuit-là, n’aurait eu qu’une importance relative. Frank, évidemment, n’avait pas prévu que son voisin Gerhardt Holst passerait dans la rue. Or, le fait que Holst était passé et l’avait reconnu changeait tout. Mais cela aussi, et tout ce qui devait s’ensuivre, Frank l’accepta.

  • Les vacances de Maigret

    Les vacances de Maigret

    6,90 

    Alors que le couple Maigret se repose quelques jours aux Sables-d’Olonne, Mme Maigret est victime d’une crise d’appendicite. A l’hôpital où elle est soignée, une religieuse implore le commissaire de s’intéresser à « la malade du 15 ».
    Dans quelles circonstances cette jeune femme est-elle tombée de la voiture que conduisait son beau-frère, le Dr Philippe Bellamy ? Pourquoi ce dernier semble-t-il faire si peur à la jeune Lucile Duffieux, une gamine de quatorze ans qui sera assassinée peu après ? Qu’est devenu Emile, son frère aîné, parti pour Paris où il n’est jamais arrivé ?
    Et Maigret d’oublier ses vacances. Entre deux visites à l’hôpital, il va percer à jour une de ces passions morbides qui peuvent naître au sein d’une vie en apparence aussi calme et équilibrée que celle du Dr Bellamy.

  • Maigret et son mort

    Maigret et son mort

    6,90 

    – Pardon, madame…
    Après des minutes de patients efforts, Maigret parvenait enfin à interrompre sa visiteuse…
    – Vous me dites à présent que votre fille vous empoisonne lentement…
    – C’est la vérité…
    – Tout à l’heure, vous m’avez affirmé avec non moins de force que c’était votre beau-fils qui s’arrangeait pour croiser la femme de chambre dans les couloirs et pour verser du poison soit dans votre café, soit dans une de vos nombreuses tisanes…
    – C’est la vérité…
    – Néanmoins… – il consulta ou feignit de consulter les notes qu’il avait prises au cours de l’entretien, lequel durait depuis plus d’une heure – vous m’avez appris en commençant que votre fille et son mari se haïssent…
    – C’est toujours la vérité, monsieur le commissaire.
    – Et ils sont d’accord pour vous supprimer ?
    – Mais non ! Justement… Ils essayent de m’empoisonner séparément, comprenez-vous ?…
    – Et votre nièce Rita ?
    – Séparément aussi…

  • La jument perdue

    La jument perdue

    6,20 

    Pour Curly John, son associé Andy était devenu « l’innommable », depuis ce jour de 1909 où il avait tenté de l’assassiner afin de posséder à lui seul le ranch de la Jument-Perdue, et les riches gisements de son sol. Mais voilà que, trente-huit ans plus tard, une lettre à demi effacée, découverte dans une malle ayant appartenu à un géologue, ébranle ses certitudes en désignant un autre coupable par une initiale. Et l’homme vieillissant va vouloir faire toute la lumière sur cet épisode qui a bouleversé sa vie… Georges Simenon nous entraîne ici loin de son univers habituel, vers l’Amérique brutale des pionniers et des aventuriers.

  • Maigret et l'inspecteur magracieux

    Maigret et l’inspecteur malchanceux

    10,00 

    Il faisait bon, un peu lourd, dans la vaste salle de Police-Secours où Maigret était venu se réfugier.
    Un peu plus tôt, il se trouvait dans son bureau du quai des Orfèvres. Il devait attendre un coup de téléphone de Londres au sujet d’un escroc international que ses inspecteurs avaient repéré dans un palace des Champs-Elysées. La communication pouvait aussi bien venir à minuit qu’à une heure du matin, et Maigret n’avait rien à faire en attendant ; il s’ennuyait, tout seul dans son bureau.

  • Le destin des Malous

    Le Destin des Malou

    6,20 

    Le garçon, Gabriel, n’avait rien à faire. Sa serviette à la main, il se tenait debout, face à la rue, dont les vitres légèrement embuées du café encadraient un tronçon. Il était trois heures de l’après-midi et il faisait sombre, dedans comme dehors. Dedans, c’était une pénombre riche, de la richesse des boiseries patinées qui recouvraient les murs et le plafond, de la richesse du velours pourpre des banquettes, avec, dans l’eau profonde des glaces biseautées, les reflets de quelques ampoules électriques déjà allumées.

  • Lettre à mon juge

    Lettre à mon juge

    7,40 

    La cause est entendue : crime passionnel. Charles Alavoine, respectable médecin de La Roche-sur-Yon, assassin de Martine Englebert, sa maîtresse, est en prison. Mais au-delà du verdict, il reste la vérité humaine… Dans cette longue lettre au juge, peu après sa condamnation, Alavoine retrace les étapes du chemin qui l’a conduit au meurtre : l’autorité possessive d’une mère qui a décidé de ses études et de son mariage, puis d’une seconde femme, qui à son tour, supplantant la mère, va régenter sa vie. L’apparition de Martine, venue occuper un emploi de secrétaire après avoir mené à Paris une existence des plus libres, a d’abord été comme un grand souffle de liberté et de passion… Mais certaines rencontres ne sont-elles pas trop fortes pour un caractère timide et soumis ? La crainte, la jalousie, le confinement de la vie provinciale et du rôle social, l’explosion des pulsions trop longtemps contenues… Ces thèmes obsédants de l’univers romanesque propre à Georges Simenon trouvent ici une expression lucide, dépouillée, quasi désespérée.

  • Maigret à New-York

    Maigret à New York

    6,90 

    Paisiblement retiré à Meung-sur-Loire, le commissaire Maigret se laisse convaincre par un tout jeune homme, Jean Maura, de l’accompagner à New York. Maura s’inquiète pour son père, un homme d’affaires d’origine française, qui semble en proie à de graves soucis.
    Maigret va se trouver aux prises avec une ténébreuse affaire. Le jeune Maura disparaît inexplicablement. Bien des années plus tôt, Maura père a débarqué à New York avec un ami, Daumale, violoniste de son état. Qu’est-ce qui les a séparés ? Qu’est devenu l’enfant mis au monde par Jessie, à l’époque la maîtresse de Maura ? Un lourd secret expliquerait-il que l’homme d’affaires soit victime d’un chantage ?
    L’affaire sera élucidée, mais le commissaire, sur le bateau qui le ramène en France, se demandera ce qu’il est allé faire, au juste, dans la métropole américaine qui ne l’a guère emballé…

  • Maigret se fache

    Maigret se fâche

    7,40 

    Mme Maigret, qui écossait des petits pois dans une ombre chaude où le bleu de son tablier et le vert des cosses mettaient des taches somptueuses, Mme Maigret, dont les mains n’étaient jamais inactives, fût-ce à deux heures de l’après-midi par la plus chaude journée d’un mois d’août accablant, Mme Maigret, qui surveillait son mari comme un poupon, s’inquiéta : – Je parie que tu vas déjà te lever… Pourtant le fauteuil transatlantique dans lequel Maigret était étendu n’avait pas craqué. L’ancien commissaire de la P.J. n’avait pas poussé le plus léger soupir.

  • Au bout du rouleau

    Au bout du rouleau

    5,60 

    Tu ne crois pas que tu bois un peu trop ? Était ce « trop » qu’elle avait dit ? Peut-être que non. Peut-être qu’elle s’était contentée de dire « beaucoup », parce que c’était une femme qui avait appris comment on parle aux hommes, à certains hommes en tout cas, et justement aux hommes dans le genre de Viau. Elle ne le disait pas sèchement, sur un ton de reproche, ou de mépris, comme les épouses qui ne savent pas s’y prendre. Elle ne le disait pas non plus avec des lèvres pâles qui frémissent, comme d’autres épouses ou maîtresses qui ont peur d’être battues.

  • Trois chambres à Manhattan

    Trois chambres à Manhattan

    6,90 

    Lorsqu’ils se rencontrent au milieu de la nuit dans un bar de Manhattan, Kay et Franck sont deux êtres à la dérive. Lui, acteur naguère célèbre, proche de la cinquantaine, tente d’oublier que sa femme l’a quitté pour un homme plus jeune. Elle, chassée de la chambre qu’elle partageait avec une amie, n’a plus même un endroit pour dormir… Mais si l’attirance entre eux est réciproque, peut-elle suffire à leur faire oublier les blessures de la vie ? Redoutant de la perdre, jaloux de son passé et des hommes qu’elle a connus, aussi peu sûr d’elle que de lui, Franck sera bien près de saccager cet amour qui est peut-être sa nouvelle chance… Georges Simenon nous guide au coeur de la grande ville, dans l’ombre de ces deux errants, avec la vérité et l’humanité qui lui ont attaché des millions de lecteurs et lui confèrent une des toutes premières places parmi les romanciers du xxe siècle.

  • Je me souviens

    Je me souviens…

    6,10 

    Mon cher garçon,
    D’autres événements ont dû se passer le 13 février 1903. Grèves ? Arrestations d’anarchistes ? Visite de souverains à Paris ? Tirage de tombola ? Il suffirait de feuilleter une collection de journaux de l’époque. Toujours est-il que l’événement le plus important pour moi comme pour toi a eu pour théâtre la rue Léopold, qui relie le pont des Arches à la place Saint-Lambert, à Liège.
    Exactement, cela s’est passé au deuxième étage de chez Cession, le chapelier.

  • Le passager clandestin

    Le passager clandestin

    6,90 

    L’Aramis vogue entre Panama et Papeete. Parmi les passagers, le major Owen, parti à la recherche de René, fils et héritier de son ami Joe Hill, magnat de l’industrie cinématographique, récemment décédé.
    Et voici qu’au cours du voyage, Owen découvre un passager clandestin, à qui il vient en aide. Il s’agit en réalité d’une jeune femme, Lotte. Elle aussi souhaite retrouver René, désormais riche, et dont elle a naguère été la maîtresse. Ils décident de faire équipe. Mais c’est compter sans un repris de justice, lui aussi à bord du bateau, qui a surpris leur secret.
    Loin de ses décors coutumiers, quartiers de Paris ou province française, le grand romancier fait surgir sur une toile de fond exotique des personnages ambigus, dont les motivations ne sont pas forcément des plus nobles. Inquiétants, fascinants, ils nous entraînent sur leurs traces, et nous nous demandons à chaque page ce qu’ils cherchent…

  • La fuite de monsieur monde

    La Fuite de Monsieur Monde

    7,40 

    À quarante-huit ans, secrètement déçu par son existence, Norbert Monde décide de tout quitter, sa femme Thérèse, ses enfants, son entreprise d’exportation. Délibérément il choisit une vie errante, marginale et pauvre, qui le conduit bientôt dans un médiocre hôtel marseillais. C’est là qu’il rencontre Julie, une jeune femme malheureuse qu’il empêchera de se suicider. De la façon la plus imprévue, Monsieur Monde va retrouver le chemin qui mène vers les autres, et vers son ancienne existence… Aucun roman n’est plus typique de l’univers de Georges Simenon, de sa fascination pour les existences en apparence les plus ternes, pour les décors en demi-teinte, pour les marges de la société. Aucun de ses personnages n’est aussi singulier et mystérieux que ce Monsieur Monde, personnage ordinaire qui découvrira au fond de lui les voies d’une seconde naissance et d’une « froide sérénité ».

  • La fenêtre des Rouet

    La fenêtre des Rouet

    6,20 

    La sonnerie triviale d’un réveille-matin éclata derrière la cloison, et Dominique sursauta, comme si c’était elle que cette sonnerie – mais n’allait-on donc pas l’arrêter ! – était chargée de réveiller, à trois heures de l’après-midi. Un sentiment de honte. Pourquoi ? Ce bruit vulgaire ne lui rappelait que des souvenirs pénibles, vilains, des maladies, des soins au milieu de la nuit ou au petit jour, mais elle ne dormait pas, elle ne s’était même pas assoupie.