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  • Un noël de Maigret

    Un Noël de Maigret

    7,90 

    C’était chaque fois la même chose. Il avait dû soupirer en se couchant :
    – Demain, je fais la grasse matinée.
    Et Mme Maigret l’avait pris au mot, comme si les années ne lui avaient rien enseigné, comme si elle ne savait pas qu’il ne fallait attacher aucune importance aux phrases qu’il lançait de la sorte. Elle aurait pu dormir tard, elle aussi. Elle n’avait aucune raison pour se lever de bonne heure.

  • Le temps d'Anaïs

    Le temps d’Anaïs

    7,40 

    Il n’était qu’un homme au volant d’une auto, par un soir de pluie glacée, dans le grouillement lumineux de Paris d’abord, puis dans les rues de banlieue, sur la grand-route enfin, où d’autres voitures passaient entre deux gerbes d’eau, et il avait vu des poteaux indicateurs, sans les lire, avant de s’enfoncer dans cette forêt immense où les sapins formaient une voûte au-dessus de lui. Il était le centre exalté, douloureux du monde, et chaque goutte d’eau que balayait l’essuie-glace était un astre, la pluie oblongue que les phares semblaient engloutir était faite de millions d’étoiles, les autres phares, tout à l’heure, sur la grand-route, ces yeux glauques qui sortaient du néant et s’y précipitaient avec un grondement étaient, comme lui, des météores poursuivant leur course haletante dans l’infini.

  • Les mémoires de Maigret

    les mémoires de Maigret

    6,90 

     » Vers 1928, le commissaire Maigret voit arriver au Quai des Orfèvres un jeune journaliste très sûr de lui, et même passablement arrogant, qui s’appelle Georges Sim. Et qui n’hésite pas à publier un peu plus tard, à grand renfort de publicité, un roman le mettant en scène, lui Maigret, sous son vrai nom !
    Bien des années plus tard, devenu l’ami de Simenon, Maigret prend la plume à son tour, désireux de rectifier l’image que le romancier a donnée de lui et de son métier. Quitte à convenir, de plus ou moins bon gré, que la vérité romanesque n’est peut-être pas infidèle à la vérité tout court… Savoureux et ironique dialogue entre un personnage et son auteur, ces Mémoires de Maigret forment aussi un étonnant tableau du Paris louche de l’entre-deux-guerres, avec ses hôtels garnis, ses truands, ses prostituées, ses pickpockets, ses immigrés légaux ou clandestins.
     » C’est une partie qui se joue, une partie qui n’a pas de fin. Une fois qu’on l’a commencée, il est bien difficile, sinon impossible, de la quitter  » Qui parle, le romancier ou le commissaire ? Allez savoir ! « 

  • Tante Jeanne

    Tante Jeanne

    6,20 

    À la gare de Poitiers, où elle avait changé de train, elle n’avait pu résister. Dix fois, traînant à bout de bras sa valise, que les gens accrochaient au passage, elle était passée devant la buvette. Le malaise, dans sa poitrine, était vraiment angoissant et, plus elle approchait du but, plus souvent cela la reprenait. C’était comme une grosse boule d’air – certainement aussi grosse qu’un de ses seins – qui montait vers sa gorge en comprimant les organes et cherchait une issue, cependant qu’elle attendait, anxieuse, immobile, le regard fixe, avec, à certain moment, la certitude qu’elle allait mourir.

  • Les volets verts

    Les Volets verts

    7,40 

    C’était curieux : l’obscurité qui l’entourait n’était pas l’obscurité immobile, immatérielle, négative, à laquelle on est habitué. Elle lui rappelait plutôt l’obscurité presque palpable de certains de ses cauchemars d’enfant, une obscurité méchante qui, certaines nuits, l’attaquait par vagues ou essayait de l’étouffer.
    Vous pouvez vous détendre.
    Mais il ne pouvait pas encore remuer. Respirer seulement, ce qui était déjà un soulagement. Son dos était appuyé à une cloison lisse dont il n’aurait pu déterminer la matière et, contre sa poitrine nue, pesait l’écran dont la luminosité permettait de deviner le visage du docteur. Peut-être était-ce à cause de cette lueur que l’obscurité environnante semblait faite de nuages mous et enveloppants ?

  • maigret et les petits cochons sans queue

    Maigret et les petits cochons sans queue

    6,90 

    Pour le coup de téléphone de sept heures, il n’y avait pas de doute : Marcel l’avait bien donné de son journal. Germaine venait à peine d’arriver au restaurant Franco-Italien, boulevard de Clichy, où ils avaient l’habitude de dîner et où ils se retrouvaient automatiquement quand ils ne s’étaient pas donné rendez-vous ailleurs. Ils y avaient leur table réservée, près de la fenêtre. Cela faisait partie de leur home.
    Elle avait eu juste le temps de s’asseoir et de constater qu’il était sept heures moins trois minutes quand Lisette, la petite du vestiaire, qui la regardait d’un air si curieusement ému depuis qu’elle était mariée et qui avait tant de plaisir à l’appeler madame, s’était approchée.
    Madame Blanc… c’est Monsieur qui vous demande au téléphone…
    Elle ne disait pas M. Blanc. Elle disait monsieur, et elle prenait un air si complice que c’était un peu comme si ce monsieur eût été leur monsieur à elles deux.

  • L'enterrement de monsieur Bouvet

    L’enterrement de monsieur Bouvet

    7,40 

    Un tranquille petit-bourgeois, M. Bouvet, est mort sur les quais de la Seine, tandis qu’il feuilletait un livre à l’étalage d’un bouquiniste. Rien de suspect dans cette fin, mais, comme on ne lui connaît pas de famille, on publie tout de même sa photo dans la presse. Cette publication va provoquer une cascade de révélations successives, qui plongeront l’inspecteur Beaupère, chargé du dossier, dans une perplexité croissante. Comment s’appelait réellement M. Bouvet ? Et qui était-il ? Un aventurier américain, un truand parisien lié des décennies plus tôt aux milieux anarchistes ? Ou quelqu’un d’autre encore ?

  • L'amie de madame Maigret

    L’amie de madame Maigret

    7,40 

    Un billet anonyme, une perquisition, des dents humaines retrouvées dans un calorifère… Maigret n’hésite pas à incarcérer Steuvels, un relieur belge établi rue de Turenne. Mais qui a été tué ? Et pourquoi ? La presse s’empare de l’affaire. Liotard, le jeune avocat de Steuvels, soigne sa publicité. Et l’enquête piétine.
    Cependant, Madame Maigret, en se rendant chez son dentiste, square d’Anvers, a lié connaissance avec une jeune femme italienne, accompagnée d’un enfant de deux ans. Le jour où celle-ci lui confie l’enfant durant deux heures, sans explication, elle s’ouvre à son mari. Or cette Gloria était au service d’une riche comtesse récemment assassinée à l’hôtel Claridge…
    Et c’est finalement Madame Maigret qui va mettre son mari sur la piste. Une piste tortueuse qui, du Claridge au square d’Anvers, et du square d’Anvers à la rue de Turenne, le mènera à la vérité.

  • Maigret et la vieille dame

    Maigret et la vieille dame

    6,90 

    Qui pouvait vouloir tuer la vieille Valentine Besson, dont la servante, Rose, est morte d’avoir bu un verre d’eau destiné à sa patronne, et contenant des somnifères ? Maigret, appelé à faire la lumière sur ce meurtre, soupçonne un moment Arlette, la fille de Valentine, qui semble avoir une vie privée assez trouble avec son mari, Théo. Mais la cupidité ne peut être le mobile : la vieille dame ne possède plus que des copies de bijoux, répliques de la fabuleuse collection jadis constituée par son mari.
    Sur ces entrefaites, Valentine abat d’un coup de revolver un « rôdeur » qui n’est autre que le frère de Rose. Pour Maigret, qui vient de découvrir une émeraude authentique, les pièces du puzzle commencent à s’assembler…
    Dans une atmosphère de vacances balnéaires, ce sont de bien sombres mystères qui vont peu à peu être dévoilés par le sagace enquêteur.

  • Un nouveau dans la ville

    Un nouveau dans la ville

    6,20 

    En débarquant en auto-stop dans cette petite ville, Justin Ward sème le trouble dans la population. Mais de quoi Charlie, le cafetier, a-t-il peur, pourquoi cette haine entre deux hommes qui ne s’étaient jamais vus auparavant ?

  • Maigret chez le coroner

    Maigret chez le coroner

    7,40 

    Comment est morte la jeune Bessy, dont le corps a été retrouvé, mutilé, sur une voie de chemin de fer proche de Tucson dans l’Arizona ? Cette fois-ci, Maigret ne mène pas l’enquête.

    En mission d’étude auprès de ses collègues du FBI, il n’est que le témoin, souvent surpris, quelquefois réprobateur, des mé-thodes américaines en matière d’investigation criminelle.
    Cinq suspects – de jeunes soldats de la base militaire voisine, avec lesquels la jeune fille a passé sa dernière soirée – vont témoigner devant le coroner, en présence d’un public nombreux et passionné. La vérité éclatera-t-elle avant que Maigret ne parte pour Los Angeles, prochaine étape de son voyage ?
    Observateur attentif de son époque, Georges Simenon brosse ici un tableau captivant et toujours actuel des moeurs judiciaires américaines.

  • Les 4 jours du pauvre homme

    Les Quatre Jours du pauvre homme

    7,40 

    Désemparé à la mort de sa femme, sans emploi et à bout de ressources, François Lecoin va céder à la tentation du chantage. Un chantage qu’il a l’occasion d’exercer contre son propre frère, le brillant avocat en quête d’une carrière politique. Ainsi s’ouvre pour lui une nouvelle vie, quitte à exercer le pire des métiers : celui qui fait commerce du scandale, de la calomnie et de la diffamation. Jusqu’au moment où ses manoeuvres se retourneront contre lui…

  • Mon ami Maigret

    Mon ami Maigret

    7,40 

    Marcellin, l’ancien souteneur, plusieurs fois emprisonné, ne détestait pas  évoquer le commissaire Maigret comme « son ami », à Porquerolles où il s’était installé. Et puis un soir, il est abattu à coups de revolver.
    Maigret, qui en effet l’a bien connu, se rend sur les lieux en compagnie de Mr Pyke, de Scotland Yard, venu à Paris pour s’initier à ses méthodes. L’Anglais rigoureux et le Français intuitif vont mener l’enquête.
    La rivalité des deux policiers, l’agacement de Maigret obligé de modifier sa tactique habituelle, donnent au roman sa coloration particulière.

  • Les fantômes du chapelier

    Les fantômes du chapelier

    7,40 

    On était le 3 décembre et il pleuvait toujours. Le chiffre 3 se détachait, énorme, très noir, avec une sorte de gros ventre, sur le blanc cru du calendrier fixé à la droite de la caisse, contre la cloison en chêne sombre séparant le magasin de l’étalage. Il y avait exactement vingt jours, puisque cela avait eu lieu le 13 novembre encore un 3 obèse sur le calendrier , que la première vieille femme avait été assassinée, près de l’église Saint-Sauveur, à quelques pas du canal.

  • La première enquête de Maigret

    la Première Enquête de Maigret

    7,40 

    Qui a tiré un coup de revolver, en pleine nuit, dans l’hôtel particulier de la puissante famille Gendreau-Balthazar, rue Chaptal ? Tout jeune secrétaire du commissariat du quartier Saint-Georges, Jules Maigret se voit confier une enquête officieuse – car on n’attaque pas de front ces gens de la haute société, aux relations influentes. Maigret va habilement débrouiller l’écheveau des secrets de la famille Gendreau. En particulier les ambitions d’Hector, fondateur de la dynastie : assurer à sa descendance un nom à particule. Comment la vanité mêlée aux intérêts d’argent peut déboucher sur le meurtre, c’est ce que nous découvrirons au terme de l’enquête. Enquête inutile. Maigret apprendra que les riches méritent des égards auxquels d’autres classes sociales n’ont pas droit…

  • Le fond de la bouteille

    Le fond de la bouteille

    6,20 

    Il tenait son verre à la main et regardait vaguement le fond de whisky pâle qu’il contenait encore. On aurait dit – et c’était sans doute vrai – qu’il reculait le plaisir de boire la dernière gorgée.
    Quand il l’eut enfin avalée, il continua un bon moment à fixer le verre. Il hésitait à le poser sur le comptoir, à le pousser un tout petit peu, de deux ou trois centimètres.
    Bill, le barman, qui paraissait pourtant plongé dans une partie de dés avec des cow-boys, comprendrait le signal, car il était aux aguets : il était toujours aux aguets, surtout avec un client comme P. M.