Librairie

Affichage de 65–80 sur 229 résultatsTrié par popularité

  • Maigret et le voleur paresseux

    Maigret et le voleur paresseux

    6,90 

    Il y eut un vacarme pas loin de sa tête et Maigret se mit à remuer, maussade, comme effrayé, un de ses bras battant l’air en dehors des draps. Il avait conscience d’être dans son lit, conscience aussi de la présence de sa femme qui, mieux éveillée que lui, attendait dans l’obscurité sans rien oser dire.
    Sur quoi il se trompait – pendant quelques secondes tout au moins – c’était sur la nature de ce bruit insistant, agressif, impérieux. Et c’était toujours en hiver, par temps très froid, qu’il se trompait de la sorte.

  • Le train

    Le train

    7,40 

    Quand je me suis éveillé, les rideaux de toile écrue laissaient filtrer dans la chambre une lumière jaunâtre que je connaissais bien. Nos fenêtres, au premier étage, n’ont pas de volets. Il n’y en a à aucune maison de la rue. J’entendais, sur la table de nuit, le tic-tac du réveille-matin et, à côté de moi, la respiration scandée de ma femme, presque aussi sonore que celle des patients, au cinéma, pendant une opération. Elle était alors enceinte de sept mois et demi.

  • Betty

    Betty

    6,20 

    – Vous désirez manger quelque chose ?
    Elle fit non de la tête. Il lui semblait que la voix qu’elle entendait n’avait pas un son naturel, comme si on avait parlé derrière une vitre.
    – Remarquez que quand je dis manger quelque chose, cela veut dire du lapin, car, comme vous pouvez le voir autour de vous, aujourd’hui c’est le jour du lapin. Tant pis si vous n’aimez pas ça.
    Lorsque c’est le jour de la morue, il n’y a que de la morue…

  • Maigret et les vieillards

    Maigret et les vieillards

    7,40 

    C’était un de ces mois de mai exceptionnels comme on n’en connaît que deux ou trois dans sa vie et qui ont la luminosité, le goût, l’odeur des souvenirs d’enfance. Maigret disait un mois de mai de cantique, car cela lui rappelait à la fois sa première communion et son premier printemps de Paris, quand tout était pour lui nouveau et merveilleux.

    Dans la rue, dans l’autobus, dans son bureau, il lui arrivait de tomber en arrêt, frappé par un son lointain, par une bouffée d’air tiède, par la tache claire d’un corsage qui le reportaient à vingt ou trente ans en arrière.

  • L'ours en peluche

    l’Ours en peluche

    7,40 

    Un ours en peluche dans un lit d’enfant : c’est l’image qui vient à l’esprit du professeur Chabot, gynécologue réputé, en surprenant une jeune garde de nuit endormie dans sa clinique d’Auteuil. Et cet homme de quarante-neuf ans, las d’une existence harassante et d’une vie familiale qui n’est plus que routine, va laisser l’attendrissement se transformer en désir… Il apprend quelque temps plus tard que la jeune Emma, enceinte, congédiée de la clinique, s’est jetée dans la Seine. Est-ce pour cela qu’un inconnu entreprend de le surveiller et lui adresse des menaces de mort ? Pour le brillant médecin, envahi par la culpabilité, commence une descente aux enfers qui le mènera au pire…

  • Maigret aux assises

    Maigret aux assises

    7,40 

    Tout semblait accuser Meurant du meurtre de Léontine, sa tante, et de la petite fille qu’elle avait prise en pension. Pourtant, l’accusé ressortit acquitté des assises. C’est que le commissaire Maigret, prié de rendre compte de son enquête, n’a pas manqué de faire valoir tous les éléments qui le troublaient dans cette affaire. Et l’on apprend en outre que Ginette, l’épouse de Meurant, avait un amant… C’est à partir de là que Maigret va suivre une nouvelle piste, qui sera la bonne. Non sans éprouver quelque malaise face à un appareil judiciaire dont la rigueur l’empêche parfois de percevoir la complexité des êtres et du réel…

  • Le veuf

    Le veuf

    7,40 

    Il n’avait pas plus de prémonition que les voyageurs qui, dans un train, mangent au wagon-restaurant, lisent, bavardent, sommeillent ou regardent défiler la campagne quelques instants avant la catastrophe. Il marchait, sans s’étonner de l’aspect de vacances que Paris venait de prendre presque du jour au lendemain. N’en est-il pas ainsi tous les ans, à la même époque, avec les mêmes journées de chaleur pénible et le désagrément des vêtements qui collent à la peau ?

  • Le vieille

    La vieille

    6,20 

    Sous la voûte, aussi froide et humide qu’une cave, le commissaire de police s’arrêta un instant, regarda l’heure à son bracelet-montre et, secouant son pardessus, envoya des gouttes de neige fondue sur le carrelage où elles s’agrandirent comme sur du buvard. Il était onze heures cinq. Quand il s’était présenté une première fois, à neuf heures et demie, la concierge, encore jeune, presque jolie, qui occupait une loge confortable, ne s’était pas laissé impressionner par son titre, ni par la politesse qu’il lui marquait, et lui avait répondu avec une certaine hargne. – Je suppose que vous ne venez pas pour arrêter cette demoiselle ?

  • Une confidence de Maigret

    Une confidence de Maigret

    6,90 

    L’affaire, au départ, semblait banale. Adrien Josset avait connu une belle réussite sociale. Il avait une jeune maîtresse. Il n’en fallait pas plus pour faire de lui, après l’assassinat de son épouse, le suspect numéro un… D’autres éléments, surgissant au fil de l’enquête, allaient non seulement accroître les soupçons, mais en outre le rendre odieux à l’opinion publique. Et aux jurés.
    Des années plus tard, Maigret raconte à son ami, le Dr Pardon, cet épisode qui continue à le troubler. Jamais il n’y a eu de preuves, ni d’aveux. Et jamais il n’est parvenu à se convaincre de la culpabilité de Josset…

  • Maigret et les témoins récalcitrants

    Maigret et les témoins récalcitrants

    6,90 

    Un homme avait été tué par balles en pleine poitrine, quai de la Gare, à Ivry. Lachaume, de la biscuiterie Lachaume, maison fondée en 1871. Maigret était attendu chez le juge d’instruction. Il se comparait à un boxeur qui va en moins d’une heure, peut-être en quelques minutes, jouer sa réputation, sa carrière, provoquer les huées ou les acclamations.

  • Dimanche

    Dimanche

    7,40 

    Il n’avait jamais eu besoin de réveille-matin et depuis un certain temps déjà, les yeux clos, il était conscient du soleil qui se glissait entre les deux minces fentes des volets, quand il entendit enfin une sonnerie étouffée dans la chambre d’en haut. C’était une mansarde étroite, juste au-dessus de sa tête. Il en connaissait tous les recoins, le lit de fer et sa couverture rouge sombre, la cuvette sur un trépied en bois tourné et le broc d’émail par terre, le morceau de tapis brun qui n’était jamais à sa place, et il aurait pu dessiner le contour des taches sur les murs blanchis à la chaux, l’étroit cadre noir de guingois, autour d’une Vierge en robe bleu ciel.

  • Le passage de la ligne

    Le passage de la ligne

    5,90 

    J’ai franchi trois fois la ligne, la première fois en fraude, avec l’aide d’un passeur, en quelque sorte, une fois au moins légitimement, et je suis sans doute un des rares à être retourné de plein gré à son point de départ.

  • Le président

    Le président

    7,40 

    Dans sa propriété normande des Ebergues, Augustin, ancien président du Conseil, vit désormais retiré, indifférent aux affaires politiques qui ont été sa vie. Cependant, lorsqu’il apprend que son ancien chef de cabinet, Philippe Chalamont, est en passe de former le prochain gouvernement de la France, le vieux lutteur, même s’il n’a plus guère d’illusions sur les hommes et sur les affaires publiques, est tenté d’élever la voix. Chalamont – il le sait, il en détient l’aveu signé – n’est pas un homme honorable. Des années plus tôt, il a mis à profit ses fonctions au plus haut niveau de l’Etat pour faire gagner des sommes considérables au père de sa femme… Commence ainsi un bras de fer secret entre le vieillard et le jeune loup ambitieux, entre fils et père peut-être. Mais un autre affrontement se profile derrière le premier, plus intime et plus décisif : celui qui place Augustin face au temps, à la vieillesse, à l’anéantissement.

  • Les scrupules de Maigret

    Les scrupules de Maigret

    7,40 

    Qui dit la vérité ? Le nommé Marton, personnage inquiet et fragile, convaincu que sa femme veut l’empoisonner à petit feu ? Ou la froide Gisèle Marton, qui affirme avec un léger mépris que son mari est neurasthénique ? L’un et l’autre en tout cas sont assez étranges pour éveiller la curiosité et le flair de Maigret. Lequel découvrira sans trop de peine l’amant de Gisèle Marton, et les tendres sentiments qui unissent Xavier Marton à sa belle-soeur. Pas de quoi déranger un commissaire. Quand il y aura bel et bien un mort, ce sera différent.

  • Strip-tease

    Strip-tease

    6,20 

    A trente-deux ans, Célita, strip-teaseuse au Monico, à Cannes voit avec anxiété pâlir son étoile. Son seul espoir : succéder bientôt à Florence, sa patronne, gravement malade, dont elle s’est attaché le mari, Léon, d’une façon qu’elle croit sûre.Mais tout est compromis le jour où Maud, une débutante de dix-neuf ans, ravissante et faussement ingénue, franchit pour la première fois le seuil du Monico. La clientèle s’enthousiasme, et Léon en fait bientôt la vedette du spectacle.

  • Maigret voyage

    Maigret voyage

    6,90 

    Les affaires les plus empoisonnantes sont celles qui ont l’air si banales au début qu’on ne leur attache pas d’importance. C’est un peu comme ces maladies qui commencent d’une façon sourde, par de vagues malaises. Quand on les prend enfin au sérieux, il est souvent trop tard.
    C’était Maigret qui avait dit ça, jadis, à l’inspecteur Janvier, un soir qu’ils s’en revenaient tous les deux par le Pont-Neuf au Quai des Orfèvres.
    Mais, cette nuit, Maigret ne commentait pas les événements qui se déroulaient, car il dormait profondément, dans son appartement du boulevard Richard-Lenoir à côté de Mme Maigret.